Pour des alternatives de
financement de projets "salutaires mais non rentables selon les règles
actuelles."
16 Janvier
2026 Contribution de R. Zaharia (Membre de l'Archipel des Confluences.)
Il vous est sans doute déjà arrivé d'évoquer un
projet ou une initiative qui vous semble à la fois souhaitable et conforme à
l'intérêt général, celui d'une nation bien sur, ou plus largement... à un
intérêt général humain ? Vous avez surement déjà rencontré un interlocuteur a
priori digne d'estime qui vous a répondu dans un soupir:
"Vous avez raison, ce serait une excellente chose, mais malheureusement, il n'y
a pas de modèle économique."
C'est-à-dire que son propos se plaçait dans le cadre du système comptable et
financier actuel, & présumait implicitement la poursuite du culte du libre
échange & de l'économie de marché, c. à d. les causes racines de la "polycrise"
actuelle.
Il est donc décisif de cesser de négliger les alternatives en matière de
financement, et de s'opposer fermement à ceux qui traitent "d'illusionnistes"
les économistes hétérodoxes qui en sont partisans !
L'un des aspects critiques de cette confrontation se trouve dans le dogme, hélas
gravé dans le TFUE, de l'indépendance de la Banque Centrale [1], (choix qui en fait une
organisation "irresponsable"... puisque, de même que son passif n'est exigible
par personne... elle ne rend de comptes... à personne !)
La puissance financière de la Banque centrale est considérable, comme ses
interventions en milliers de milliards sur les marchés financiers depuis 10 ans,
l'ont amplement montré.
Consacrer exclusivement cette puissance à la lutte contre l'inflation & la
stabilité des marchés, alors que des investissements salutaires ne sont pas
- ou
pas assez - financés, est un choix suicidaire.
Urgent de faire monter dans le débat public la question d'une extension du
mandat de la BCE !
[1]
https://greencentralbanking.com/2026/01/13/china-shows-monetary-independence-may-hinder-net-zero-progress